Les rencontres du Papotin
Claude Lelouch - Seizoen 3 aflevering 27
Magazine - duiding geen extra info (Frankrijk - 2025)
Originele titel: Les rencontres du Papotin
Kijk deze vrijdag 30 oktober op LA TROIS om 23:53 naar "Les rencontres du Papotin" geproduceerd in Frankrijk in 2025.
" J'étais un enfant turbulent ", Claude Lelouch raconte son enfance pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de cet échange, le réalisateur français a fait des confidences touchantes sur son enfance durant la Seconde Guerre mondiale et sur la manière dont le cinéma a sauvé sa vie. Légende du septième art derrière Un homme et une femme, mais aussi L'aventure, c'est l'aventure, Claude Lelouch a parlé de ses plus grands succès, mais aussi de ses échecs, qu'il a comparés à des rencards avec le public. " Un film, c'est un peu comme un rendez-vous amoureux. On se dit à chaque fois : est-ce que le public sera là, est-ce qu'il ne sera pas là (...) À chaque fois qu'il n'est pas venu, j'étais très malheureux, comme quelqu'un qui ne vient pas à un rendez-vous... " Mais l'un des sujets qui a pris le plus de place dans cette entrevue reste probablement la famille, que ce soit ses sept enfants, qui ont tous un prénom commençant par un S pour rendre hommage à son père Simon, ou les différentes femmes de sa vie, et donc forcément la première : sa maman. Cette dernière a su transformer la période de l'occupation allemande en un terrain de jeu pour lui faire oublier le cauchemar qu'ils étaient en train de vivre. Claude Lelouch raconte son déclic pour le cinéma : c'est dès son plus jeune âge qu'il a entamé son histoire d'amour avec le cinéma. En effet, les salles de cinéma étaient un lieu rassurant pour lui pendant la guerre. " Sous l'occupation, je n'étais pas très grand, j'avais six ou sept ans. J'étais un enfant très turbulent. Un jour, ma mère s'est aperçue que le seul endroit où j'étais calme, c'était le cinéma ", s'est-il remémoré. À l'époque, lui et sa mère étaient recherchés par la Gestapo. " Elle a eu la très bonne idée de me cacher dans les salles de cinéma. Ce qui a fait que le cinéma a commencé par me sauver la vie ", a-t-il indiqué non sans émotion. Claude Lelouch a alors eu une idée : " Très vite, je me suis dit : au cinéma, c'est formidable, les gens sur les écrans sont les mêmes que ceux que l'on voit dans la rue, en plus réussis, en plus beaux, en plus courageux, en plus intelligents (...) Ce sont ces gens-là que j'ai envie de fréquenter toute ma vie. " Et ce rêve est devenu contagieux, mais tout sauf dangereux, puisque le cinéaste a rappelé que l'on " ne meurt pas d'une overdose de rêve ". C'est beau !
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